top of page

Les fibromes après quarante ans sont-ils vraiment un problème à craindre ?

  • 22 janv.
  • 3 min de lecture

Après quarante ans, de nombreuses femmes entendent pour la première fois un mot qui inquiète souvent : fibrome. Découvert lors d’un examen de routine, parfois associé à des règles abondantes ou à une sensation de pesanteur, il soulève aussitôt des questions, des peurs… et beaucoup d’idées reçues.


Pourtant, les fibromes sont très fréquents, le plus souvent bénins, et rarement urgents. Comprendre ce qu’ils sont, comment ils se manifestent et quand ils nécessitent réellement une prise en charge permet de retrouver de la clarté… et de la sérénité.



Qu’est-ce qu’un fibrome exactement ?

Les fibromes, aussi appelés myomes, sont des tumeurs bénignes solides, hormono-dépendantes, qui se développent au niveau du muscle utérin. Ils ont la même structure que le muscle de l’utérus et ne dégénèrent pas en cancer.


Ils sont particulièrement fréquents entre 35 et 45 ans : près d’une femme sur quatre après quarante ans en est porteuse, souvent sans le savoir.


Bonne nouvelle : après la ménopause, lorsque les sécrétions d’œstrogènes diminuent, les fibromes ont tendance à régresser spontanément.


Existe-t-il différents types de fibromes ?

Oui, et c’est un point essentiel, car leur localisation est souvent plus importante que leur taille.


On distingue principalement :

  • les fibromes sous-muqueux, qui se développent vers la cavité utérine et sont souvent responsables de règles abondantes ;

  • les fibromes interstitiels, situés dans l’épaisseur de la paroi de l’utérus ;

  • les fibromes sous-séreux, positionnés à la périphérie de l’utérus, généralement bien tolérés ;

  • les fibromes pédiculés, reliés à l’utérus par un pédicule.


Plusieurs fibromes peuvent coexister sur un même utérus : on parle alors d’utérus polymyomateux.


Comment savoir si l’on a un fibrome ?

Dans la majorité des cas, les fibromes ne provoquent aucun symptôme. Beaucoup de femmes en ont sans jamais le savoir, car ils sont souvent découverts lors d’un examen gynécologique de routine.


Lorsqu’ils s’expriment, les signes les plus fréquents sont :

  • des règles plus longues et plus abondantes, parfois hémorragiques,

  • la présence de caillots,

  • une fatigue liée à une anémie,

  • une sensation de pesanteur dans le bas-ventre,

  • parfois une gêne ou une douleur pendant les rapports sexuels.


L’examen clinique, complété par une échographie, permet d’évaluer la taille, le nombre et la localisation des fibromes.


Faut-il enlever tous les fibromes ?

Non, et heureusement.

Un fibrome qui ne provoque pas de troubles ne nécessite ni traitement médical, ni intervention chirurgicale. Il est simplement surveillé.


Il n’existe aucun lien direct entre la taille d’un fibrome et l’intensité des symptômes. Un petit fibrome sous-muqueux peut être très gênant, alors qu’un fibrome sous-séreux volumineux peut rester totalement silencieux.

On intervient uniquement lorsque le fibrome devient réellement gênant pour la qualité de vie.


Quelles sont les options de traitement lorsque cela devient nécessaire ?

Les techniques actuelles sont de plus en plus ciblées et respectueuses de l’utérus.

Selon le type de fibrome, il peut être proposé :

  • un traitement par hystéroscopie opératoire pour les fibromes sous-muqueux, par les voies naturelles, sans cicatrice ;

  • une myomectomie, qui enlève uniquement le ou les fibromes, avec un risque possible de récidive ;

  • plus rarement, une hystérectomie (ablation de l’utérus), réservée aux situations complexes.


Aujourd’hui, lorsque cela est possible, les ovaires sont le plus souvent conservés afin d’éviter une ménopause induite.


Fibrome et traitement hormonal : est-ce compatible ?

La présence d’un fibrome n’empêche pas systématiquement un traitement hormonal substitutif (THS).


Dans la majorité des cas, les fibromes sous-séreux ne grossissent pas sous THS, surtout lorsque les doses d’œstrogènes sont modérées. En revanche, les fibromes sous-muqueux nécessitent une vigilance particulière, notamment s’ils ont déjà provoqué des saignements importants avant la ménopause.


Chaque situation est donc évaluée au cas par cas, avec prudence et discernement.


En conclusion

Avoir un fibrome après quarante ans n’est ni rare, ni forcément problématique. La plupart du temps, il s’agit d’une réalité silencieuse, bien tolérée, qui ne nécessite qu’une surveillance.


L’essentiel est de :

  • comprendre ce qui se passe dans son corps,

  • ne pas dramatiser inutilement,

  • prendre des décisions éclairées, en lien avec ses symptômes et sa qualité de vie.


Mieux informée, une femme peut aborder cette étape de sa vie avec plus de confiance, de calme et de justesse.


Inscrivez-vous à la newsletter “Connecte-toi, toi-même !” 

Rejoignez une communauté où vous allez pouvoir recevoir régulièrement mes articles inspirants, mes événements, et des ressources dédiées au bien-être émotionnel, au développement personnel et spirituel, et à la thérapie quantique.


Pour vous inscrire à la newsletter :


 📲 Téléchargez l’application 

Spaces by Wix (Google Play / App Store)



  • Recherche Connecte-toi, toi-même et rejoins l’espace

  • Crée ton compte ou connecte-toi pour rejoindre l’espace membre.


💻 Vous pouvez aussi passer directement par le site :


Nathalie 🌞

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page