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Pourquoi évitons-nous certaines situations et comment sortir de ce schéma ?

  • 5 juil.
  • 4 min de lecture

L’évitement est un comportement que nous adoptons souvent sans même nous en rendre compte. Que ce soit reculer face à un obstacle physique par instinct de survie, esquiver un conflit pour éviter l’inconfort, ou ne pas se présenter à un examen par peur d’échouer, l’évitement est une réaction profondément ancrée en nous.


Si, dans certains cas, il peut être une réponse protectrice et naturelle, dans d’autres, il devient un frein qui nous empêche d’avancer, d’évoluer et de saisir les opportunités qui s’offrent à nous.


Comment reconnaître l’évitement dans notre quotidien ?

Pourquoi avons-nous cette tendance ?

Et surtout, comment la dépasser lorsqu’elle nous limite ?



1. L’évitement : une réponse naturelle à la peur


L’évitement est un mécanisme de défense mis en place par notre cerveau pour nous protéger. Face à un danger, notre système nerveux enclenche trois réactions possibles : la fuite, le combat ou l’inhibition. L’évitement est une forme de fuite, un moyen de contourner une situation perçue comme menaçante.


  • Un réflexe protecteur : Par exemple, lorsqu’on marche sur un sol glissant, notre premier réflexe est de ralentir ou de faire demi-tour pour éviter une chute.

  • Un moyen d’éviter l’inconfort : Éviter un débat houleux, ignorer une discussion difficile ou repousser une prise de décision importante.


Si ce mécanisme nous est parfois utile, il devient problématique lorsqu’il nous empêche de faire face aux défis nécessaires à notre évolution.


2. Quand l’évitement devient un piège

Éviter une situation inconfortable peut soulager temporairement le stress, mais à long terme, cela renforce la peur et le sentiment d’impuissance.


Quelques formes d’évitement courantes :

  1. Éviter un examen par peur de l’échec : Plutôt que d’affronter l’évaluation, on trouve des excuses pour ne pas y aller, ce qui empêche toute progression.

  2. Fuir les relations par peur d’être blessé : Ne pas s’engager dans une relation amoureuse ou amicale pour éviter le risque de souffrir.

  3. Reporter des décisions importantes : Ne pas changer de travail, ne pas prendre un rendez-vous médical, par peur du changement ou des conséquences.

  4. Se distraire pour ne pas penser : Regarder la télévision, scroller sur les réseaux sociaux, se plonger dans un emploi du temps surchargé pour éviter d’affronter une émotion ou un problème.


Ce type d’évitement peut créer une boucle infernale où l’on finit par se sentir paralysé face aux situations que l’on fuit.


3. Devenir observateur de son évitement

La première étape pour sortir du schéma de l’évitement est d’en prendre conscience. Il ne s’agit pas de se juger, mais simplement d’observer ses comportements avec bienveillance.


Quelques questions à se poser pour identifier son propre évitement :

  • Y a-t-il une situation que j’ai tendance à repousser sans raison valable ?

  • Quelles émotions surgissent quand j’imagine affronter cette situation ?

  • Est-ce que mon évitement me protège réellement ou me freine-t-il ?


Prendre conscience de ces schémas permet déjà de reprendre du pouvoir sur eux.


4. Comment agir face à l’évitement ?

Une fois l’évitement identifié, il est possible d’adopter une approche progressive pour s’en libérer.


1. Remettre en question la peur sous-jacente

  • Qu’est-ce qui me fait peur dans cette situation ?

  • Cette peur est-elle fondée ou amplifiée par mon imagination ?

  • Ai-je déjà surmonté une peur similaire par le passé ?


2. Se confronter progressivement à la situation

Plutôt que de forcer un changement brutal, il est plus efficace d’y aller étape par étape.


  • Exemple : Si prendre la parole en public est une source d’angoisse, commencer par parler devant un petit groupe de proches avant d’affronter une audience plus large.


3. Se récompenser après chaque avancée

Chaque effort, aussi petit soit-il, est une victoire. Il est important de célébrer ces avancées pour reprogrammer son cerveau et associer l’action à une sensation positive plutôt qu’à une menace.


4. Modifier sa perception de l’échec

L’échec fait partie de l’apprentissage. Plutôt que de le voir comme une menace, le considérer comme une opportunité d’évolution.


L’évitement est-il un frein ou une protection ?

Nous évitons tous certaines situations, parfois pour nous protéger, parfois par automatisme. Mais lorsque l’évitement nous enferme et nous empêche de grandir, il devient nécessaire de le reconnaître et de travailler dessus.


Et vous, quelles sont les situations que vous avez tendance à éviter ? Quelle est la peur cachée derrière cet évitement ? 


Prenez un instant pour y réfléchir, et posez-vous la question :


“Que se passerait-il si, cette fois, j’osais affronter ce que j’ai toujours fui ?” 🌱


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Nathalie LORION 🌞

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